grossesse et troubles urinaires

En principe les envies pressantes de faire pipi, au cours d’une grossesse, se manifestent surtout au premier et au troisième trimestres. Durant les premières semaines ces petits troubles sont souvent l’un des premiers signes d’une grossesse. Au dernier trimestre, le foetus a grossi, votre utérus a pris de la place et comprime votre vessie, et cela juste au moment où vous produisez plus d’urine ! Faites attention à ne pas diminuer votre apport en eau, mais plutôt à la répartir dans la journée et à l’adapter avant les déplacements et les efforts (vous pouvez lire : « Boire différemment pour diminuer le risque d’incontinence« ).

D’autres désagréments peuvent apparaître : les infections urinaires. Dès le début de la grossesse, les hormones et les modifications chimiques agissent sur les voies urinaires et diminuent leur tonus, par conséquent celles-ci travaillent au ralenti. Le débit urinaire est moins important, les urines ont tendance à stagner et à affaiblir la protection naturelle de la vessie, qui devient plus sensible aux microbes. Les urines sont moins acides mais elles sont naturellement « sucrées» , ce qui favorise les infections. N’hésitez donc pas à consulter dès les premières brûlures urinaires et/ou nécessités d’uriner trop fréquement.

Enfin, les femmes enceintes sont sujettes à l’incontinence urinaire. Les bouleversements hormonaux du début de grossesse diminuent également le tonus des petits muscles enserrant l’urètre. Il ne peut donc se contracter suffisamment, c’est pourquoi des fuites urinaires peuvent surgir. Au troisième trimestre il y a un accroissement du volume utérin, celui-ci comprime la vessie, les problèmes d’incontinence urinaire peuvent se manifester ou s’emplifier. Il est important, encore une fois, de consulter votre médecin ou gynécologue dès les premières fuites urinaires, celui-ci pourra vous prescrire des séances de rééducation avec une sage-femme.


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