Cancer de la prostate : Qualité de vie ou espérance de vie ?
Actualité, Cause, Vieillissement 16 novembre 2009

Le cancer le plus fréquent en France, avec 62 000 nouveaux cas par an, est le cancer de la prostate. Son traitement le plus fréquent est la prostatectomie (ablation chirurgicale de la prostate). Le milieu des années 2000 a vu une large augmentation du dépistage de ce cancer par dosage de PSA. Il y a 20 ans plus des ¾ des cancers de la prostate étaient découverts tardivement. De nos jours, grâce au dépistage, les tumeurs sont détectées à un stade plus précoce. Pourtant, les campagnes de communication en faveur du dépistage sont critiquées dans le monde de la santé publique. Premièrement, parce que le PSA serait un test de qualité médiocre se révélant positif chez 10% des hommes qui n’auraient pas de cancer. Deuxièmement, parce que certains spécialistes pensent que le problème d’un dépistage de masse serait le surdiagnostic. Il y aurait détection de petits cancers qui ne se seraient peut-être jamais développés, de plus le cancer de la prostate a une évolution lente parfois sur plus de 10 ans. Le dépistage de masse pourrait aboutir à traiter un grand nombre de personnes qui n’auraient pas souffert de ce cancer. Selon certains spécialistes, la moitié des hommes opérés souffriraient d’incontinence urinaire ou d’impuissance. Selon les urologues, seulement 7,5 % des opérés seraient obligés de porter une protection d’incontinence 2 ans après l’opération, et 80 % des patients auraient retrouvé une érection 18 mois après l’intervention.
En 2008 le nombre des patients traités a baissé de près de 10 %. On éviterait d’opérer les patients de 80 ans et plus afin de réduire les effets indésirables de l’intervention chirurgicale, tels qu’incontinence urinaire et troubles d’érection.
Mots clés:Cancer+Cancer de la prostate+Incontinence masculine+Incontinence urinaire+Prostate

