Affiche mutilations sexuelles

Les mutilations sexuelles ont d’importantes répercussions psychiques et physiques, à court terme il y a risque : de contracter le VIH ou le tétanos, d’infection ou d’hémorragie ; à long terme : douleurs chroniques, frigidité, stérilité, infections urinaires, incontinence.

Les mutilations sexuelles peuvent être :

- de Type 1 : excision du capuchon avec ou sans excision de la totalité ou d’une parti du clitoris (sunna ou sounna).

- de Type 2 : excision du clitoris avec excision partielle ou total des petites lèvres.

- de Type 3 : excision de la totalité ou d’une partie de l’appareil génital externe et suture/rétricissement de l’ouverture vaginale (infibulation).

- de Type 4 : diverses pratiques non classées : percement, étirement, cauterisation.

Elles sont pratiquées sur des nouveau-nés, des fillettes, des adolescentes et des femmes adultes juste avant le mariage. Le plus souvent, cela se passe entre quatre et douze ans, mais ces dernières années il y a un abaissement de l’âge de l’excision. L’excision n’est pas pratiquée uniquement en Afrique et ne concerne pas que des femmes musulmanes. En France on estime que 30 à 60 000 femmes sont mutilées sexuellement mais ne l’ont pas été sur le territoire français. Dans le monde 2 millions de fillettes en seraient victimes chaque année. Pratique interdite de nos jours dans le monde, elle peut être sanctionnées en France par des peines allant jusqu’à vingt ans d’emprisonnement et 150 000 € d’amende.

Un centre de référence a ouvert ses portes à Lille en juillet dernier. Il organise une campagne de formation, d’information et de sensibilisation du personnel médical, de la justice ou de l’Education nationale, pour mieux aider les femmes mutilées sexuellement. Au CRMSF de l’hôpital Saint-Philibert de Lomme les femmes touchées peuvent trouver une écoute et être reconstruites chirurgicalement.


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