
Le 27 avril dernier, le groupe de cliniques Kenval (Kennedy et de Valdegour) a invité des journalistes au bloc opératoire, pour un anniversaire peu commun.
En effet, il s’agissait de marquer la 130ème ablation totale de la prostate pratiquée par un robot. Le robot chirurgical Da Vinci, même s’il n’a pas soufflé de bougies, a donc fêté sa première année de service. Il a été acquis pour pratiquer des opétations de la prostate mais aussi en matière d’obésité via la technique du by-pass gastrique. Il est capable d’effectuer une ablation de la prostate ou de tout autre organe, mais Da Vinci est particulièrement utile dans le cas d’un traitement du cancer de la prostate, toutes les opérations majeures peuvent être effectuées, comme des pontages conoraniens par exemple.

Le robot a été prévu pour des opérations fines puisqu’il les pratique aussi bien qu’un chirurgien, il peut saisir des objets de quelques millimètres. Le chirurgien contrôle Da Vinci à l’aide de deux manettes métalliques et réalise des actes très précis au millimètre près. Une caméra retransmet l’opération en trois dimensions et grossit l’image plus de huit fois. Le robot n’opère pas grâce au traditionnel bistouri mais avec un « électrobistouri» qui envoie des petites décharges de faible courant. D’autre part, Da Vinci supprime totalement les tremblements du chirurgien et ses trois bras articulés répondent aux demandes de celui-ci en transperçant à peine le patient. Les opérations chirurgicales peuvent être pratiquées à distance, dernièrement une opération a été réalisée par un chirurgien de New York opérant quelqu’un de Strasbourg à l’aide du même robot. L’avantage, non négligeable, des opérations de la prostate, par rapport à une opération classique, est qu’elle entraîne beaucoup mois de séquelles d’incontinence et d’impuissance.
Le robot Da Vinci a été chèrement acquis (1,8 millions d’euros) par le groupe de cliniques Kenval (il en existe 32 en France), depuis sa mise en service il a réalisé 160 interventions. Seul regret : l’Etat n’a pas encore tarifé l’acte Da Vinci ; la clinique en est de 1 000 € de sa poche par intervention.