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Les Reins : comprendre l’incontinence urinaire

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il était une fois la vie les reins

de Albert Barille chez Hachette-Fabri - Collection : Il Était Une Fois La Vie (1991)

Le dessin animé, sorti en 1986, « Il était une fois la vie»  était destiné à mieux faire connaitre le fonctionnement de notre corps aux enfants (et aux adultes). Il raconte l’architecture et la composition des différents types cellulaires, des tissus biologiques et des organes ainsi que leurs fonctions respectives.

Il a été repris dans une collection en bande dessinée. L’épisode 17 explique aux enfants le rôle des reins, leur irrigation par le sang, la manière dont les déchets de l’organisme sont dirigés vers cet organe et leur évacuation par le corps.

Voilà une bonne manière d’expliquer à votre enfant pourquoi il faut boire de l’eau, pourquoi il fait pipi et qu’il est important d’apprendre à « bien»  faire pipi, de ne pas se retenir et de bien vider sa vessie. Ce livre sera le bien venu si votre enfant vient d’arrêter de mettre des couches ou s’il est en cours de rééducation suite à des épisodes d’énurésie.

Grossesse et troubles urinaires

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grossesse et troubles urinaires

En principe les envies pressantes de faire pipi, au cours d’une grossesse, se manifestent surtout au premier et au troisième trimestres. Durant les premières semaines ces petits troubles sont souvent l’un des premiers signes d’une grossesse. Au dernier trimestre, le foetus a grossi, votre utérus a pris de la place et comprime votre vessie, et cela juste au moment où vous produisez plus d’urine ! Faites attention à ne pas diminuer votre apport en eau, mais plutôt à la répartir dans la journée et à l’adapter avant les déplacements et les efforts (vous pouvez lire : « Boire différemment pour diminuer le risque d’incontinence« ).

D’autres désagréments peuvent apparaître : les infections urinaires. Dès le début de la grossesse, les hormones et les modifications chimiques agissent sur les voies urinaires et diminuent leur tonus, par conséquent celles-ci travaillent au ralenti. Le débit urinaire est moins important, les urines ont tendance à stagner et à affaiblir la protection naturelle de la vessie, qui devient plus sensible aux microbes. Les urines sont moins acides mais elles sont naturellement « sucrées» , ce qui favorise les infections. N’hésitez donc pas à consulter dès les premières brûlures urinaires et/ou nécessités d’uriner trop fréquement.

Enfin, les femmes enceintes sont sujettes à l’incontinence urinaire. Les bouleversements hormonaux du début de grossesse diminuent également le tonus des petits muscles enserrant l’urètre. Il ne peut donc se contracter suffisamment, c’est pourquoi des fuites urinaires peuvent surgir. Au troisième trimestre il y a un accroissement du volume utérin, celui-ci comprime la vessie, les problèmes d’incontinence urinaire peuvent se manifester ou s’emplifier. Il est important, encore une fois, de consulter votre médecin ou gynécologue dès les premières fuites urinaires, celui-ci pourra vous prescrire des séances de rééducation avec une sage-femme.

Enurésie : peut-on la prévenir ?

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incontinence énurésie

C’est grâce à un bonne éducation à la « propreté»  que l’on aidera un enfant à avoir un meilleur fonctionnement de son appareil urinaire. Même s’il est impossible de prévenir l’énurésie, car elle peut avoir de nombreuses causes (facteurs psychologiques, hérédité, immaturité vésicale, …), voici quelques petits conseils afin de mettre toutes les chances de son côté et d’aider l’enfant à contrôler ses mictions.

L’éducation à la propreté ne devrait jamais intervenir trop tôt, car les sphincters d’un enfant ne sont pas matures avant environ 2 ans pour les filles et 3 ans pour les garçons. Il est également important qu’elle soit souple, rien ne sert de punir ou culpabiliser l’enfant, la sévérité risque, au contraire, de déclencher un manque de confiance en soi ou une anxiété.

Apprendre à l’enfant à aller aux toilettes dès qu’il en sent le besoin est préférable que de le mettre systématiquement sur son pot. Se retenir pourrait devenir mauvais pour lui, car en contractant trop ses sphincters il envoie une mauvaise information à sa vessie, qui peut devenir capricieuse. Apprendre à un enfant à aller faire pipi sur commande, c’est-à-dire sans notion de besoin, vite et en forçant pourra entraîner des troubles de la vidange vésicale.

Le nombre normal de mictions est de 5/6 par jour. Il est important d’aider l’enfant à les intégrer dans son emploi du temps : en se levant ; à l’école au début ou à la fin de la récréation, et, avant ou après le repas, quand il en sent plus le besoin ; le soir avant de se coucher.

A partir d’un certain âge, environ 7 ans, il est préférable d’éviter les couches pour la nuit. Il est bien de prévoir : une petite veilleuse ou une lampe de poche amusante pour trouver son chemin jusqu’aux toilettes où jusqu’au pot. Pensez également à protéger le matelas de l’enfant avec une alèse lavable ou jetable, à partir de 5/6 ans il pourra défaire son lit tout seul en cas d’accident.

Il est également important d’apprendre à un enfant à boire régulièrement de l’eau et d’éviter les boissons contenant de la caféine ou gazeuses, mais il est préférable de ne pas boire dans les deux heures précédant le coucher. (vous pouvez lire : « Boire différemment pour diminuer le risque d’incontinence« )

Incontinence urinaire et poids

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obésité incontinence

Autrefois « les formes»  étaient synonyme de bonne santé. La compréhension de la surchage pondérale a évoluée au court du XXème siècle ainsi que son image. Des études ont montré que l’obésité peut augmenter, voir être à l’origine, de maladies métaboliques comme le diabète et la goutte, d’infarctus ou d’AVC, de certains cancers et d’incontinence urinaire.

Le surpoids ou l’obésité favorisent la pression intra-abdominale, par conséquent la pression sur la vessie et l’altération des muscles du plancher pelvien. En 2003, une étude anglaise a révélé que le tabac, la consommation excessive de boissons gazeuzes et l’obésité augmentent les risques d’incontinence urinaire. En particulier, en cas d’obésité, le risque d’incontinence urinaire est multiplié par six. Par contre, la perte de poids s’accompagne d’une réduction de la pression abdominale et, par conséquent d’une diminution des épisodes d’incontinence.

Incontinence urinaire et utilisation de lingettes ou de gants à usage unique

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Cleanis Aqua dessin

Nous trouvons, actuellement, un grand nombre de lingettes ou gants nettoyants sur le marché et beaucoup de personnes, en particulier les femmes, nous interrogent sur l’intérêt de ceux-ci.

Les lingettes et gants pré-imprégnés sont une solution efficace pour une toilette rapide, particulièrement en cas d’incontinence urinaire et/ou fécale. Ces produits, proposés par les fournisseurs d’articles d’incontinence, sont conçus et adaptés aux besoins des personnes incontinentes ou en période de fragilité (patient en chimiothérapie, en soins intensifs, sujet aux escarres, …). Lorsqu’ils sont fabriqués par des spécialistes de l’incontinence ou de produits d’hygiène, ils sont en non-tissé épais, doux, …, résistant ; souvent antibactériens et imprégnés d’une solution hypoallergénique, parfaits pour l’hygiène, …, parfois biodégradables.

Certaines femmes pensent que les lingettes peuvent être la cause d’une cystite. Si la lingette est utilisée d’avant en arrière, les germes présents dans la région anale ne seront pas déplacés et auront moins de chance de migrer vers la vessie. Le manque d’hygiène, surtout en cas d’incontinence, peut être la cause d’irritations de la peau. L’excès d’hygiène peut provoquer un déséquilibre de la flore pouvant être à l’origine d’infections.

Développer la prévention en direction des personnes âgées fragiles : l’incontinence urinaire

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incontinence-personne âgée

L’incontinence est un symptôme invalidant. Il s’agit d’un sujet souvent tabou, à tel point que les patients mettent de 5 à 7 ans avant de consulter après les premiers symptômes. Pourtant, la majorité des incontinences peut être prévenue, traitée ou contrôlée, alors que les personnes qui en souffrent, et même souvent les soignants, l’ignorent. Les principaux facteurs de risque sont la réduction de la mobilité, les troubles démentiels, les accidents vasculaires cérébraux, le diabète, l’hypertrophie de la prostate, la constipation, la toux chronique, l’usage de sédatifs et d’hypnotiques et surtout, chez les sujets âgés fragiles, l’immobilisation. Les troubles des fonctions supérieures, un environnement défavorable (accessibilité des toilettes, barrières de lits …), favorisent la survenue d’une incontinence.

Il est possible d’agir sur les causes extra-vésico-sphinctériennes et de prévenir la survenue de ce symptôme par une éducation, une information des malades concernés et une formation des soignants, notamment dans les unités de gériatrie. Une approche diagnostique bien systématisée débouche souvent sur des possibilités thérapeutiques en conjuguant, selon le cas, ré-autonomisation, méthodes comportementales, traitements physiques et rééducation, médicaments locaux ou généraux, recours chirurgicaux.

Source : Programme de prévention et d’organisation des soins pour les personnes âgées fragiles 2002-2005
Ministère de la Santé et des Sports

Journée mondiale du diabète

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Le 14 novembre dernier a eu lieu la journée mondiale du diabète, au cours de laquelle les diabétiques ont pu faire contrôler leur glycémie. La prévalence du diabète dans le monde est de 4,9 %, soit pour une population totale de 5,5 milliards d’individus, 151 millions de personnes atteintes. Pour la France les chiffres sont d’environ 3 %, soit environ 2 000 000 de diabétiques de type 2 connus et 180 000 de type 1, on estime à environ 800 000 le nombre de personnes atteintes de diabète de type 2, mais non reconnues. Une hyperglycémie persistante peut entraîner des lésions vasculaires (syndrome du pied diabétique), des maladies oculaires (rétinopathie diabétique), des troubles du système nerveux (incontinence, perturbations de la libido, chute de la tension artérielle, vertiges, tachycardie, …).

« Malheureusement beaucoup de diabétiques sont trop peu conscients du fait que le seul contrôle autonome du taux de glycémie immédiatement au préalable des repas ne suffit pas pour arriver à un équilibre glycémique correcte» , explique le Prof. Dr. Peter Diem, directeur de la Policlinique universitaire d’endocrinologie, diabétologie et nutrition clinique à Berne.

Un centre médical de péninéologie pour prévenir l’incontinence

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Grossesse incontinence

Le CERP (Centre d’exploration et de rééducation périnéales) centre médical de périnéologie s’est ouvert récemment à Paris en toute discrétion. Il s’agit d’un centre pluridisciplinaire consacré aux pathologies du périnée, problèmes principalement féminins, et à la prévention de l’incontinence. L’une de ses principales missions serait la prévention de l’incontinence urinaire d’effort par la rééducation du périnée avant même l’accouchement, ce qui pourrait éviter une incontinence pour près de 40 % des femmes.

Rééduquer son périnée avant l’accouchement et ainsi prendre conscience de leur périnée, serait l’idéal pour les femmes, car une grande partie d’entre elles connaissent mal cette partie de leur corps. Les fuites urinaires surviennent, pour 40 % des femmes, au cours ou suite à une grossesse, donc dans une période où il est possible d’agir par la rééducation.

Boire différemment pour diminuer le risque d’incontinence

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1,5 litre d'eau

Que l’on désire prévenir l’incontinence ou lorsque celle-ci est déjà déclarée il est conseillé de boire. Mais que faut-il boire et en quelle quantité ?

La meilleure boisson est sans aucun doute l’eau qui aide la circulation du sang, la respiration ; achemine les vitamines et minéraux nécessaires au fonctionnement des cellules ; assure l’élimination des déchets, le drainage des reins, des poumons, de la peau, de l’appareil digestif. Notre corps est constitué en grande partie d’eau : à 75 % chez le nourrisson, 70 % pour l’enfant d’environ 5 ans, 60 % chez l’adulte et environ 55 % en ce qui concerne la personne âgée. Les 2,5 litres d’eau que nous éliminons tous les jours par les urines, la respiration, la transpiration, les selles, doivent être remplacés. Pour une personne adulte, qui mange des fruits, des légumes, du poisson, de la viande, et absorbe donc environ 1 litre d’eau par l’apport de ces aliments solides, il est recommandé de boire 1,5 litre d’eau. Ceci étant une moyenne à adapter (+ ou -) selon l’âge, la quantité de nourriture riche en eau absorbée, la chaleur, l’activité physique, la transpiration excessive, une fièvre importante, …

Comment consommer cette eau et mettre toutes les chances de son côté pour éviter ou combattre l’incontinence ?

L’idéal serait de boire de l’eau (du robinet, de table, de source ou minérale non gazeuse) à température ambiante, par petites gorgées régulièrement tout au long de la journée. Il est préférable d’éviter la consommation de liquides dans les deux dernières heures avant le coucher ainsi qu’avant et pendant un déplacement. Si l’on pratique un sport ou un travail physique, il est recommandé de boire, auparavant, 1 à 3 verres d’eau en évitant de le faire dans le dernier 1/4 d’heure qui précède l’effort.

Les boissons à éviter sont : l’alcool, le café, le thé, celles à base de cola, le jus d’orange, le jus de pamplemousse, les boissons light, le jus de tomate, …, qui irritent la vessie.