Bienvenue sur 123 Incontinence, le spécialiste de l'incontinence.

LES CHIFFRES DE L'INCONTINENCE

Chiffres Incontinence

L'incontinence urinaire

En France selon les études il est estimé que l'incontinence urinaire affecte 3 à 6 millions de françaises, mais qu'elles ne sont pas les seules touchées : les deux sexes sont concernés, des plus jeunes aux personnes âgées.

L'enquête TNS Healthcare SOFRES, demandée par le laboratoire Codépharma sur un échantillon représentatif de femmes de plus de 35 ans, annonce que le nombre de femmes souffrant de fuites urinaires atteindrait 9 millions en 2009.

Les chiffres fournis sont des estimations à partir des réponses des personnes sondées voulant bien parler de leur incontinence.

L'âge de la « propreté » est assez variable. Il est admis que cette acquisition se fait entre 18 mois et 3 ans pour le jour et qu'un enfant est capable d'être continent de jour comme de nuit à 5 ans.

49 % des enfants de 3 à 4 ans sont concernés par l'énurésie, 15 % à 5 ans, 8 à 10 % des enfants de 7 ans et 2 à 3 % entre 11 et 12 ans. 2 % des adolescents seraient énurétiques. 0,5 % des adultes resteraient concernés par cette forme d'incontinence. 3 % des enfants ayant souffert d'énurésie risquent de le rester toute leur vie si aucune prise en charge n'a été faite pendant leur enfance.

Une française sur deux serait concernée par les fuites urinaires à un moment ou à un autre de sa vie. 60% des femmes qui consultent sont des femmes actives. La répartition selon l'âge est évaluée à 57% chez la femme entre 15 et 64 ans, avec un pic vers 50 ans. Après 65 ans elle varie de 7 à 18% pour les personnes qui vivent chez elles, de 30 à plus de 80% pour celles vivant en institution, avec une augmentation chez les personnes dépendantes.

Les femmes incontinentes présentent :

  • pour près de 50 % d'entre elles une incontinence urinaire d'effort, 
  • dans plus de 14 % des cas une incontinence urinaire par impériosité, 
  • pour 32 % une incontinence urinaire mixte, 
  • une incontinence pour une autre cause pour les 4 % restant. 

Beaucoup moins étudiée que chez la femme, l'incontinence urinaire chez l'homme n'est cependant pas inexistante.

Avec l'âge le risque d'incontinence urinaire augmente aussi chez l'homme, il touche 3 à 5 % d'entre eux à l'âge de 45 ans, ces chiffres atteignent 30 % à l'âge de 90 ans.

L'incontinence chez l'homme est souvent la conséquence d'une hypertrophie de la prostate qui peut entraîner une incontinence par regorgement. 50 % des hommes âgés de 50 à 60 ans développent une hypertrophie de la prostate, le pourcentage est d'environ 80 % à 80 ans.

Quant à l'incontinence urinaire liée à l'effort, chez l'homme elle est souvent la conséquence des traitements du cancer de la prostate. L'incontinence urinaire après ablation de la prostate disparaît la plupart du temps avec une quinzaine de séances de rééducation. 5 % des hommes concernés conservent une gêne importante un an après les traitements.

Le vieillissement et surtout la dépendance physique et/ou mentale sont les principales causes contribuant à l'apparition d'une incontinence urinaire permanente après 65 ans. Elle affecte environ 10 % des personnes de 70 à 75 ans et au moins 25 % des plus de 85 ans. Suivant les études la prévalence de l'incontinence urinaire chez les personnes vivant en institution est comprise entre 50 et 70 %. Sa fréquence augmente avec l'âge et elle est étroitement liée à la dépendance.

L'incontinence urinaire est associée au déclin cognitif : 90 % des personnes souffrant de démence souffrent également d'une incontinence urinaire permanente.

Les personnes atteintes de pathologies neurologiques sévères souffrent souvent de troubles vésico-sphinctériens associés, en particulier :

  • Les personnes concernées par la sclérose en plaque ont des troubles urinaires qui peuvent apparaître dans les dix premières années de l'évolution de leur maladie. Globalement 30 à 96 % des patients atteints par cette pathologie ont des troubles vésico-sphinctériens. 
  • La maladie de Parkinson entraîne des troubles neurologiques affectant les nerfs qui contrôlent la vessie et peut déclencher ou aggraver une incontinence urinaire. 
  • Les troubles urinaires sont très fréquents à la période aiguë d'un accident vasculaire cérébral, la prévalence de l'incontinence est alors d'environ 80 %. Une fois passée la phase aiguë de l'AVC le pourcentage des personnes souffrant d'incontinence subsiste entre 10 et 33 %. Des études montrent que 10 ans après l'AVC le taux d'incontinence reste de 5 % chez les hommes et de 20 % chez les femmes. 
  • Le taux de Spina Bifida myéloméningocèle, en France, est de 0,05 % des naissances. 100 % des personnes nées avec une myéloméningocèle ont des troubles sphinctériens entraînant simplement une surveillance, ou pouvant aller jusqu'à un traitement pour incontinence. 
  • Chaque année, en France, plus de 900 traumatismes de la moelle épinière entraînent une paraplégie ou une tétraplégie. 100 % des personnes, ayant subit un traumatisme médullaire, présentent des troubles vésico-sphinctériens qui demandent une surveillance et/ou une prise en charge. 

La complexité des mécanismes de contrôle neurologique du système vésico-sphinctérien fait que toute pathologie ayant rapport avec le cerveau, la moelle épinière ou encore les nerfs périphériques a des conséquences sur la fonction de continence.

L'incontinence anale

En 1989 le pourcentage de personnes souffrant d'incontinence anale était estimé à 11 % chez les plus de 45 ans. Les patients éviteraient d'en parler à leur médecin ou la désignerait comme une "diarrhée". Aussi, le pourcentage exact de l’incontinence anale en France reste très mal connu.

L’incontinence anale est un vrai problème de santé publique dans le monde entier. Son pourcentage serait de 5 à 30 % selon la population étudiée et la définition retenue pour l'étude.

Il s'agirait d'une situation fréquente, comme le rapporte un sondage récent mené auprès de 10 000 français de plus de 15 ans. 16 % des personnes interrogées ont reconnu des troubles de la continence anale durant l'année précédant ce sondage. Ces problèmes d'incontinence étaient plus fréquemment des gaz que des selles et sont survenus mensuellement ou moins fréquemment ; mais ont posé des problèmes sociaux et de qualité de vie aux personnes en souffrant. Les personnes âgées, particulièrement celles vivant en institution, sont les plus touchées par l'incontinence anale.

En France, 1,1 % des hommes et 1,3 % des femmes de plus de 65 ans seraient concernées par l'incontinence fécale. La prévalence, dans les unités de long séjour et les unités de psychogériatrie, est estimée à 30 à 50 %.

Il faut consulter dès les premiers signes d'incontinence

67 % des femmes incontinentes urinaires qui consultent le ferait en première auprès de leur médecin généraliste. 47 % attendraient moins de 2 ans, 25 % 3 à 5 ans, 15 % entre 6 et 10 ans, les autres souffriraient plus de 10 ans avant de consulter.

Aujourd'hui, 35 % des femmes souffrant d'incontinence urinaire consultent un médecin, alors que 80 % des cas d'incontinence sont faibles ou modérées et peuvent être soignées par de la rééducation.

Il y a 10 ans moins de 10 % des personnes incontinentes se traitaient, aujourd'hui le pourcentage se situe entre 25 et 30 %, la situation commence donc à évoluer favorablement.

Le 4 mai 2009 Eliane Lavergne orthopédiste-orthésiste

Cet article ne peut en aucun cas remplacer le diagnostic de votre médecin généraliste ou pédiatre, urologue, gastro-entérologue, proctologue, gynécologue, … qu'il est fortement conseillé de consulter en cas d'incontinence.