Bienvenue sur 123 Incontinence, le spécialiste de l'incontinence.

GROSSESSE ET INCONTINENCE

Grossesse Incontinence

Incontinence urinaire

La femme, pendant une grossesse, est donc prédisposée à l'incontinence urinaire. Sa paroi abdominale et les muscles de son plancher pelvien sont à dure épreuve pendant neuf mois et ils s'affaiblissent. C'est pourquoi environ 50 % des femmes subissent des fuites urinaires lors de cette période, plus particulièrement lors du second trimestre. C'est une incontinence urinaire d'effort qui se manifeste lorsqu'il y a : éternuement, toux, rire, sport, élévation d'une charge, ... Cependant depuis quelques années l'information sur cet inconvénient est mieux diffusée auprès des femmes enceintes. Les sages-femmes, qui ont été formées à la prévention des risques vésico-sphinctériens, peuvent aider les futures accouchées à prendre conscience de leur périnée. Elles pourront ainsi leur apprendre les mécanismes qui aident à résister aux pressions abdominales et leur faire acquérir les mouvements conseillés afin de contrôler les muscles sollicités durant le travail.

L'accouchement est une nouvelle épreuve pour le plancher périnéal. Les désagréments dus à l'incontinence seront d'autant plus importants s'il y a eu un traumatisme gynéco-obstétrical comme la déchirure du périnée ou l'altération du nerf pelvien. Les accouchements provoqués et ceux difficiles, par forceps, par ventouses, la naissance d'un gros bébé (plus de 4 kilogrammes), une épisiotomie, une rupture utérine ou d'un sphincter, les grossesses multiples (jumeaux, triplés, …), le nombre de grossesses antérieures (trois ou plus), les antécédents d'incontinence sont aussi des facteurs de risque.

Les nouvelles accouchées, 20 % selon les études, peuvent être touchées par l'incontinence urinaire, car nous l'avons vu leur périnée à été soumis à d'importantes tentions pendant la grossesse et l'accouchement. Les inconvénients tels que, fuites urinaires en marchant, riant, toussant, …, sont souvent passagers chez les jeunes mamans et la rééducation améliore encore un grand nombre de situations. Les sages-femmes reçoivent une formation spécifique concernant l'incontinence urinaire pendant le post partum, aussi elles occuperont une place importante pour la rééducation qui n'est pas douloureuse et efficace dans plus de 80 % des cas. Cette rééducation débutera quelques semaines après la naissance de l'enfant et devra se faire avant la rééducation abdominale. En principe les gynécologues-obstétriciens proposent ces séances avec une sage-femme ou un kinésithérapeute. Mais la jeune accouchées pourra demander à son médecin de lui en prescrire en prévention, cella contribuera à éviter les complications au moment de la ménopause.

Incontinence anale

Longtemps ignorée et/ou inavouée par les nouvelles accouchées, l'incontinence anale n'est cependant pas négligeable puisqu'elle touche près de 15 % des femmes après leur premier accouchement. L'incontinence fécale affecterait, elle, 2 % des primipares.

L'accouchement, avec les efforts lors de l'expulsion qui peuvent être responsables de l'étirement d'un nerf, et les lésions musculaires, sont responsables de cette forme d'incontinence. Les facteurs de risque sont sensiblement les mêmes que pour l'incontinence urinaire : les accouchements par forceps, la naissance d'un gros bébé, une épisiotomie trop médiane, une déchirure périnéale importante, le travail et la durée d'expulsion prolongés, le premier accouchement, les antécédents d'incontinence. Environ 20 % des femmes ayant subit une déchirure périnéale importante, lors de leur accouchement, serait affecté par une incontinence anale dans le mois qui suit celui-ci, 7 % un an après.

Une incontinence anale est, elle aussi, souvent passagère et s'améliorera donc dans les mois qui suivent l'accouchement. Pour les autres, ici également, il sera prescrit des séances de rééducation pouvant être réalisées par un médecin ou un kinésithérapeute spécialement formé à ce type de rééducation. Dans les cas d'incontinence fécale importante il pourra être proposé de la chirurgie.

Le 13 janvier 2009 Eliane Lavergne Orthopédiste-orthésiste

Cet article ne peut en aucun cas remplacer le diagnostic de votre médecin généraliste ou pédiatre, urologue, gastro-entérologue, proctologue, gynécologue, … qu'il est fortement conseillé de consulter en cas d'incontinence.